Des amitiés botaniques déployées au jardin – Morceaux choisis du XVIIIe au XXe siècle par Véronique MURE – Château de Bénouville

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Des amitiés botaniques déployées au jardin – Morceaux choisis du XVIIIe au XXe siècle par Véronique MURE – Château de Bénouville

Au fil des siècles, les palettes végétales des jardins évoluent. Des réseaux de botanistes professionnels ou amateurs, et plus largement d’érudits, ont souvent favorisé la diffusion de certaines plantes pour aboutir à une véritable carte d’identité végétale des parcs de chaque époque. Peupliers d’Italie, cèdres, magnolias, orangers des Osages, mais aussi bambous, palmiers racontent des histoires d’amitiés entre des hommes et des femmes passionnés… en particulier du XVIIIe au XXe siècle. La présentation s’appuiera sur quelques exemples de ces liens particuliers. Tel le comte Victor Maurice Riquet de Caraman propriétaire du canal du midi partageant sa passion de la botanique avec Louis XV puis Marie Antoinette qui lui confie le dessin du premier parc du Trianon ; Chateaubriand et Joséphine ; ou encore comment la passion d’Eugène Mazel, créateur de la Bambouseraie de Prafrance dans la région nîmoise, a essaimé dans les parcs et pépinières à proximité via son amitié avec le chef de culture Ernest Pichon…

Véronique Mure

Botaniste et ingénieur en agronomie tropicale, Véronique Mure défend depuis 30 ans la valeur patrimoniale des jardins et des paysages méditerranéens à travers l’histoire et les dynamiques des végétaux qui les composent.
Une grande partie de son parcours professionnel s’est fait dans le domaine public.
Elle exerce aujourd’hui une activité indépendante d’expertise et conseil en botanique, jardins et paysages. Créée en 2010, l’entreprise individuelle Botanique-Jardins-Paysage, basée à Nîmes, est spécialisée dans l’étude de la flore, en particulier méditerranéenne et de ses liens avec les jardins et le paysage que ce soit d’un point de vue naturaliste, historique ou prospectif.
Elle intervient régulièrement sur des sites naturels patrimoniaux (site classé, patrimoine mondial, Opération Grand Site…). Elle a ainsi travaillé sur les palettes végétales du jardin des migrations du Mucem (Marseille), conduit l’étude sur le renouvellement des alignements du Canal du Midi, patrimoine mondial de l’Unesco, accompagné les jardins historiques de l’abbaye du Fort St André à Villeneuve les Avignon, la Bambouseraie de Prafrance et a réalisé l’étude historique du patrimoine arboré de l’ancienne pépinière « Pichon » à Nîmes.
Que ce soit dans ses missions d’analyse, de conseils ou d’interprétation, Véronique Mure œuvre pour donner toute sa place au vivant dans les jardins et les paysages. C’est une conviction qu’elle aime partager et transmettre, qui l’a amené à publier plusieurs ouvrages et à enseigner la botanique à l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles (site de Marseille).

A lire :
Conversations sur l’herbe, Atelier Baie, 2013
Les jardins de la Bigotie, Atelier Baie, 2010