Identification et description
Nom du jardin Jardin Privé à Boussu
Nom ancien La Sabonnière
Date de création extrême fin du XVIIIe siècle ; XIXe siècle ; fin des années 1990
Province Hainaut
Arrondissement Mons
Commune Boussu
Coordonnées rue de Caraman, 917300, Boussu
Localisation Latitude : 50.4342208
Longitude : 3.7871840999999904

Historique

La demeure de type tournaisien est bâtie en 1772, non loin du château de Boussu. Dès cette époque, elle est agrémentée d'un petit jardin emmuré planté de belles essences et doté d'un espace potager-verger. Vers 1890 le tracé de la ligne de chemin de fer reliant Valenciennes à Mons empiète sur la partie sud de la propriété, causant la disparition de quelques hautes tiges. A cette époque, la demeure est la propriété du notaire Wattier qui l'agrandit vers l'est et modifie les dépendances. Le tracé du jardin connaît peu de modifications. Les cheminements, agrémentés de massifs fleuris et de corbeilles de buis sous l'ombrage d'arbres séculaires, conduisent à un joli pavillon implanté sur une butte offrant une échappée sur la campagne et des vues vers l'intérieur du parc. Une serre, entourée de plusieurs espaces de culture légumière (conservé) et fruitière (abandonné), complète l'organisation de ce petit jardin. Depuis les années 1990, la cour d'honneur redessinée accueille un petit jardin alpin animé d'un bassin. De nombreux éléments mobiliers rapportés du parc du château de Boussu ont été installés dans le jardin où ils côtoient de belles essences deux fois séculaires.

Description

Éléments architecturaux : La propriété est partiellement ceinturée d'un haut mur en brique. L'entrée à front de rue est marquée par une grille en fer entre des piliers en fonte. De chaque côté de cette grille, de petites portes grillagées permettent un accès pédestre entre des piliers en brique et pierre bleue. Face à la demeure, le mur est abaissé et surmonté de panneaux en fer forgé. L'anglenord-est est occupé par un corps de dépendance en brique de la fin du XVIIIe siècle remanié dans ses ouvertures au XIXe et au XXe siècle. A l'ouest, la promenade est ponctuée par un petit pavillon octogonal en brique coiffé d'une toiture d'ardoise à huit pans et d'un lanternon en bois couvert d'ardoises et piqué d'une girouette. La base présente une maçonnerie à panneaux rectangulaires. Une tablette en pierre bleue reçoit le corps du pavillon où des murs en brique alternent avec de hautes fenêtres à carreaux de verre coloré à motif central sur pointe libérant quatre écoinçons courbes. A l'intérieur, le sol est couvert de carreaux de ciment et de petites banquettes en bois s'appuient contre les murs sous les fenêtres.

Éléments végétaux : La plupart des arbres de la propriété sont bicentenaires. Marquant une entrée au nord, trois tilleuls (Tilia platyphyllos) et une corbeille de buis (Buxus sempervirens). Bordant la promenade d'est vers l'ouest, un massif associe une collection d'hibiscus (Hibiscus sp.) à un frêne commun (Fraxinus excelsior), deux ifs (Taxus baccata) dont un fastigié (Taxus baccata 'Fastigiata'), deux robiniers faux acacia âgés d'environ 250 ans (Robinia pseudoacacia), un tilleul argenté (Tilia tomentosa), un magnolia (Magnolia x soulangiana), un hêtre pourpre (Fagus sylvatica 'Atropurpurea'), un arbre aux quarante écus (Ginkgo biloba). Proche du petit pavillon, un sapin du Colorado (Picea pungens) et un cyprès de Lawson (Chamaecyparis lawsoniana 'Wisselii').

Potager : En bordure de la voirie, au pied du mur nord encore garni de fruitiers en espaliers, subsiste un petit espace maintenu en culture. Non loin, contre un décrochement du mur nord, est adossée une serre à vignes. Au-delà l'espace verger, aujourd'hui délaissé, est ceinturé d'un mur en brique.

L'eau : Dans l'ancienne cour d'honneur, petit bassin étroit et courbe en béton au centre d'un jardin de roches.

État de conservation : Comme en témoigne l'âge de la plupart des hautes tiges, la trame du jardin remonte à la fin du XVIIIe siècle. Certaines essences ont disparu au fil des années, notamment lors de l'expropriation, vers 1890, d'une bande de terre (au sud) pour la construction de la ligne de chemin de fer Valenciennes-Mons puis un siècle plus tard, lors des tempêtes des années 1990. Les sentiers de promenade gravillonnés s'estompent lentement ou sont remplacés par des cheminements enherbés. A proximité du pavillon, un petit verger est abandonné depuis le dernier tiers du XXe siècle au profit d'un court de tennis ; seuls quelques fruitiers en rappellent l'existence. A la fin des années 1990, un petit jardin alpin agrémenté d'un étroit bassin a été aménagé dans l'ancienne cour d'honneur.

Maintenance : La propriété bénéficie d'entretiens réguliers. Seul le verger situé à l'ouest est délaissé. Les arbres présentent un bon état sanitaire et sont l'objet de soins attentifs.

Cartographie

Carte chorographique des Pays-Bas autrichiens du Comte de Ferraris (1771-1777) : 43/2

Carte topographique 1.20.000e (Dépôt de la Guerre) : 45/6 (Saint-Ghislain) Impr. coul. 1896

Carte topographique 1.10.000e (Institut Géographique National) : 45/6

Orthophotoplan 1.10.000e (Service Public de Wallonie) : 45/6/1

Iconographie

Autre(s) source(s) iconographique(s) :
Boussu - La Sablonnière, 1790. Carte postale, n.d.

Bibliographie

Le patrimoine monumental de la Belgique Wallonie, Liège, P. MARDAGA, 1972 à 1997, vol.4, p. 87.

Recensement des arbres et haies remarquables de Wallonie, Ministère de la Région Wallonne.

Informations administratives

Intitulé du classement : Monument

Éléments classés :  : arbres situés rue de Caraman n° 91

Arrêté : 1988-12-15

Publié : oui

Superficie : 85 ares

Informations complémentaires

Auteur du formulaire : Didier Hoyos / Odile Moreau

Date de création de la notice : 2002-10-22

Caractéristiques du parc/jardin

Statut du jardin : privé

Accueil du public : fermé au public

Classement : Monument

Type de jardin : Plan libre